Etre enceinte en plein confinement : avantages et inconvénients

19 Novembre 2020 # Maternité #Humeur

Parce qu’attendre un enfant c’est déjà quelque chose de dingue et d’autant plus dans ce contexte si particulier que nous vivons, j’avais envie de vous dresser les avantages et inconvénients d’une grossesse en plein confinement. En somme, celle que je vis moi-même où j’ai été confinée en début et en fin…

En ce qui concerne les avantages :

  1. Je n’ai pas eu besoin de me justifier d’une mauvaise mine, comme vous pouvez le lire à travers mes chroniques, le début de grossesse était synonyme de nausées et le fait de pouvoir télétravailler, de ne pas prendre les transports en somme d’être dans une situation plus confortable constituait un sacré point positif !

  2. J’ai pu annoncer ma grossesse à mes proches en attendant sagement l’échographie du 1er trimestre. Je ne sais pas si c’est le fait d’être mince mais j’ai rapidement eu un petit ventre et moi qui mets pas mal de tenues ajustées, du coup, ma grossesse a été visible très tôt. Je pense que j’aurais eu du mal à la cacher.

  3. J’ai eu la chance que mon compagnon télétravaille aussi. Roméo a vraiment pris soin de moi car quand vous n’êtes pas bien une épaule est plus que bienvenue. Faut dire que quand vous avez la nausée, préparer à manger relève du parcours du combattant hihi ! 

  4. Je n’ai pas fait de grands efforts si ce n’est mes marches dans le périmètre autorisé de l’attestation et je pense que cela peut aussi jouer sur notre santé. Il s’agit là purement d’un jugement mais à courir partout quand on a de l’endométriose/de l’adénomyose, je peux vous dire qu’on a peur de la fausse couche. Sans compter le fait de prendre les transports, ce n’est pas simple de rester debout et par-dessus le marché de prendre plus de risque forcément par rapport au Covid-19.

En ce qui concerne les inconvénients :

  1. Un suivi de grossesse chaotique, cela a été très périlleux : entre trouver des praticiens, des horaires décousus “adaptés” à la pandémie, des mesures sanitaires complexes et changeantes (attestation, port du masque, présence du conjoint, cours de préparation annulés etc.), l’inscription à la maternité … Ce qui vous amène à avoir des interlocuteurs différents alors que vous n’avez qu’une envie : être cocoonée !

  2. De longues attentes en laboratoire tous les mois, vous êtes enceinte "pas bien du tout" mais pas assez pour que les gens vous laissent passer. Je dois dire que même quand vous l’êtes beaucoup c’est pareil mais je peux bien le comprendre car attendre debout pendant 3h voire plus et la plupart du temps dehors ça n’est pas tenable et source d’énervement.

  3. Les réflexions de l’entourage, quant à la conception de notre enfant, elles ont été relativement nombreuses ; à calculer la date de conception en me demandant la date prévisionnelle du terme (ce qui en plus n'est pas très fiable hihi), je trouve ça plus que désagréable. Nous avions notre projet “bébé” avant le confinement et bon je suis tombée enceinte avant aussi mais qu’est ce que ça peut faire ? Je n’aime pas ces sous-entendus qui pour certains ont été même transparents à dire qu’il s’agit d’un enfant potentiellement non désiré, que nous sommes "des lapins" (ok ça c’est plus de l’humour). Il y a aussi le fait que nous sommes inconscients de procréer dans une période pareille. Je peux vous dire que quand vous avez mon caractère (que vous êtes susceptible) et les hormones en ébullition et bien ça énerve !!!!!

  4. Un confinement strict, c’est aussi dire adieu à sa Baby Shower (fête prénatale) : gâteau de couches, rigolades entre copines, déco sympa, jeux divers et variés, coconnage de la future maman… C’est direct tu passes au stade maman où ça sera UNIQUEMENT bébé la star ! Non pas que je ne la verrai pas comme telle mais on a beau dire c’est un peu le moment privilégié avant que ta vie bascule du “moi, je , je “ à “je ferai tout pour mon enfant”. Du moins c’est comme cela que je le visualise. Heureusement que mon amie d'enfance m’avait offert au cours du mois 4 un massage à domicile surprise : j’étais (tellement) trop contente. Bon après, le positif pour les superstitieuses comme moi, c’est que ça nous donnera l’excuse d’organiser ’une “Baby after” et que les amies rencontrent l’asticotte :)

En conclusion, je terminerai cette liste par le fait que vivre une grossesse dans ces conditions, ce n’est pas évident. J’ai toujours cette crainte que les mesures changent sachant que pour rappelle : pas de visite à la maternité, pas de déplacement à 1km de chez soi… Bien sûr, toutes ces mesures sont justifiées pour question de santé publique mais que c’est dur moralement et socialement, de ne plus voir ses proches et d’autant quand vous avez l’impression que les mesures bougent tout le temps. Vous ne savez pas à quelle sauce vous allez être mangée. Et on a beau dire, il est difficile d’être sereine à l’idée de vivre son accouchement en plein coronavirus, se dire que ok un enfant à la naissance ça ne voit pas très bien mais que mon asticotte va naître en plein “carnaval”... (il fallait bien finir par une note d’humour oh oh oh).

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