Covid 19 : récit d'une confinée

10 Mai 2020

Lundi 16 mars 2020 : mon anniversaire (pas la même année hein) et pas seulement. 
Cette date marque l’annonce du confinement pour l’ensemble des français au vu de la pandémie liée au coronavirus. Je dois dire que cet anniversaire aura été particulier : 31 ans. Je quitte réellement la vingtaine, et fais un pas qui m’emmène cette fois-ci vers les 40 !
Une journée que je n’ai pas vu passer tant je ne l’ai pas passée “pour moi”. Je pense même avoir oublié une bonne partie de la journée que c’était mon anniversaire. Non loin de faire mon Calimero, mais il est vrai qu’au vu du contexte j’ai été oubliée par des personnes de mon entourage...Les circonstances sont si spéciales. 

Cette annonce, dans ce cadre, je pense que cela y fait beaucoup m’a rendue nostalgique. J’ai repensé aux anniversaires dont je me souvenais et au final j’en ai peu en tête. Il y a celui de mes 10 ans dont je me souviens très bien : ma mère avait mis à fond dans l’appartement la chanson d’Alain Souchon “J’ai 10 ans”. Comment peut-on oublier ce genre de chose :)
Ca a remué pas mal d’événements, de souvenirs, comme si le confinement était chez moi une espèce de rétrospective : un point sur le passé, un point sur le présent et un point sur le futur. Non pas que je n’en avais pas fait un certain constat auparavant mais cela prenait plus de sens : la maturité peut-être ?

Le passé, les souvenirs, les erreurs sur lesquelles on ne peut pas repasser, les peines tout cela m’appartient. Il y a aussi toutes ces périodes floues ou amnésiques où tel un trou noir je ne me souviens de rien. C’est frustrant, je trouve. Après, il arrive que certains souvenirs réapparaissent d’un coup.

Le présent, je crois que je suis et j’ai l’audace de dire que je suis fière d’être ce que je suis aujourd’hui. Mais jamais de ma vie (j’imagine que je suis loin d’être la seule) je n’aurais pensé vivre un confinement. J’ai eu cette impression de vivre dans un film et je dois avouer que ce n’est pas la première fois. La première fois, c’était lors de l’attentat de Charlie Hebdo, je n’arrivais et je ne comprends toujours pas la cruauté. J’étais dans une spirale de l’incompréhension et puis il y a eu les attentats de novembre 2015. Il m’arrive très souvent d’y penser. Et je crois que c’est aussi un besoin de mémoire tant pour les victimes qu’égoïstement me dire que je suis là en vie moi que d’autres n’ont pas eu cette chance ou sont meurtris.  Aujourd’hui, c’est le Covid 19 qui éteint bien des vies avant l’heure, nous rendant méfiants et si solidaires. J’espère sincèrement que les personnels médicaux seront reconnus à juste titre au delà de cette crise. Dédier sa vie pour les autres c’est pas un simple travail c’est transpirer d’humanité.

Après ce crash de souvenirs et de ressentis, je me suis mise à penser à mes projets. Forcément en étant assez négative vous me direz cela ne devait pas être folichon. Vous n’avez pas tort mais cela donne aussi comme un coup de boost celui de se relever et non pas de foncer mais de vivre avec son instinct tout simplement. J’ai bien pensé à l’écriture de mon blog, mes articles que je trouve pas toujours au top. J’ai cette envie de faire des articles plus “profonds” mais que cela est compliqué de se juger soi-même. Je dois dire que c’est quelque chose que je ne sais pas faire. Je peux seulement vous dire ce que j’aime faire. En l'occurrence, j’aime écrire sur mon blog. Ca vaut ce que ça vaut mais je prends du plaisir à le faire. Parfois, j’ai la flemme d’écrire, je me lance dans un sujet et paf j’arrive à écrire, à croire que je suis la reine du blabla. J’aime beaucoup tout ce qui est de l’ordre du questionnement mais j’ai toujours cette crainte de paraître condescendante et j’en passe du coup j’écris peu d’articles dits “humeur”. Ce que je veux dire par-là c’est que pour moi on peut bien écrire sur ce qu’on veut avec l’avis et le jugement qui nous appartient mais que pour moi le fait de se questionner au quotidien c’est important et d’autant plus pouvoir partager ces points de vue avec vous, lecteurs et lectrices. Parce que j'aimerais savoir comment vous vous avez vécu ce confinement.
Bref, cet article est un peu comme un test. Un récit qui se voudra peut être chronique, l’avenir nous le dira.

55 jours de confinement et de beau temps. 
Le 11 mai 2020 sonne une nouvelle ère, le mauvais temps et l’espoir d’un avenir meilleur. 
Prenez soin de vous.

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